Apprenez à choisir le bon joint (silicone ou mousse) et à le poser correctement. Adieu les courants d'air et la surconsommation.
22 décembre 2025
403 vues
9 min de lecture
Quand une bonne fenêtre ne suffit plus
On pense souvent qu’il suffit d’installer une fenêtre « performante » pour régler les problèmes de froid, de bruit ou de factures d’énergie trop élevées. En réalité, même la meilleure fenêtre du marché peut devenir inefficace si l’air s’infiltre là où il ne devrait pas. Ces petites entrées d’air, invisibles à l’œil nu, créent des courants d’air désagréables, font chuter le confort thermique et obligent le chauffage (ou la climatisation) à travailler davantage.
C’est ici qu’intervient le calfeutrage, une étape clé souvent sous-estimée, mais pourtant essentielle pour garantir une étanchéité à l’air optimale. Les menuisiers professionnels le savent bien : une fenêtre bien calfeutrée, c’est une maison plus confortable, plus silencieuse et plus économe en énergie.
L’expertise du menuisier : l’étanchéité à l’air avant tout
Le rôle du menuisier ne se limite pas à la pose de la fenêtre. Son véritable savoir-faire se situe dans les détails, notamment dans le traitement du dormant, c’est-à-dire le bâti fixe de la fenêtre. C’est précisément à cet endroit que l’air s’infiltre le plus souvent.
Même avec un double ou triple vitrage performant, une fuite d’air au niveau du dormant suffit à annuler une grande partie des bénéfices thermiques. Résultat : sensation de froid près des fenêtres, condensation, voire apparition de moisissures sur le long terme.
Le calfeutrage agit donc comme une barrière invisible. Il bloque les entrées d’air parasites et assure une continuité parfaite entre la fenêtre, le mur et l’ouvrant.
Pourquoi le calfeutrage est-il si important ?
Un bon calfeutrage apporte des bénéfices immédiats et durables :
Réduction des pertes de chaleur en hiver
Meilleure fraîcheur intérieure en été
Diminution des factures d’énergie
Confort acoustique amélioré (moins de bruits extérieurs)
Allongement de la durée de vie des fenêtres
En clair, le calfeutrage est l’un des investissements les plus rentables pour améliorer la performance énergétique d’un logement, souvent avec un budget très raisonnable.
Matériel clé pour un calfeutrage efficace
Avant de passer à l’action, il est essentiel de s’équiper du bon matériel. Voici les outils et matériaux incontournables utilisés par les menuisiers :
Joints en mousse auto-adhésifs : pratiques pour un dépannage rapide
Joints en silicone : indispensables pour une finition durable et professionnelle
Pistolet extrudeur : pour appliquer le silicone de manière régulière
Cutter ou spatule (pour retirer les anciens joints)
Chiffon propre
Alcool à brûler (ou produit dégraissant)
Le choix du bon joint est déterminant : il conditionne la longévité et l’efficacité de l’étanchéité.
Protocole pratique : stop aux courants d’air
1. Diagnostic : détecter les fuites d’air
Avant toute intervention, il faut identifier précisément les zones problématiques. Les menuisiers utilisent parfois des outils professionnels, mais une méthode simple est à la portée de tous : le test de la feuille de papier.
Coincez une feuille de papier entre le dormant et l’ouvrant, puis fermez la fenêtre. Si vous pouvez retirer la feuille sans résistance, le joint est défectueux. Cette technique permet de repérer rapidement les zones où l’air s’infiltre.
Vous pouvez également sentir les courants d’air avec la main ou observer les mouvements d’une flamme ou d’un encens près du cadre.
2. Nettoyage : une étape cruciale
Un calfeutrage réussi commence toujours par un nettoyage minutieux. Il est impératif de retirer complètement les anciens joints abîmés ou décollés. Utilisez un cutter ou une spatule, puis nettoyez la surface avec de l’alcool à brûler.
Pourquoi cette étape est-elle si importante ? Parce qu’un joint, même de très bonne qualité, n’adhérera jamais correctement sur une surface sale, grasse ou poussiéreuse. Une mauvaise préparation réduit considérablement la durée de vie du calfeutrage.
3. Le choix du joint : mousse ou silicone ?
Le joint en mousse
Le joint en mousse auto-adhésif est idéal pour un dépannage rapide, notamment sur les anciennes fenêtres en bois.
Avantages :
Facile et rapide à poser
Peu coûteux
Accessible aux débutants
Inconvénients :
Durée de vie limitée
Moins résistant aux variations de température
C’est une solution temporaire, parfaite pour améliorer rapidement le confort, mais qui devra être remplacée à moyen terme.
Le joint en silicone
Le joint en silicone est le choix professionnel par excellence, notamment pour l’étanchéité extérieure entre le mur et le dormant.
Avantages :
Excellente durabilité
Très bonne résistance à l’humidité et aux UV
Étanchéité optimale
Pour l’appliquer, utilisez un pistolet extrudeur et déposez un cordon régulier. Lissez immédiatement le joint avec un doigt légèrement mouillé ou un outil spécifique afin d’obtenir une finition propre et étanche.
4. Le seuil : le grand oublié du calfeutrage
On pense souvent aux côtés et au haut de la fenêtre, mais le seuil est tout aussi important. Les pertes d’air sous l’ouvrant peuvent être considérables, surtout sur les portes-fenêtres.
La solution ?
Installer un bas de porte isolant
Poser une plinthe à brosse
Ces éléments simples peuvent réduire de manière spectaculaire les infiltrations d’air et améliorer immédiatement le confort intérieur.
Calfeutrage intérieur et extérieur : une complémentarité essentielle
Pour une efficacité maximale, le calfeutrage doit être pensé à la fois à l’intérieur et à l’extérieur.
À l’intérieur, il empêche l’air froid de pénétrer et limite la condensation.
À l’extérieur, il protège contre l’humidité, le vent et les variations climatiques.
Un menuisier expérimenté sait équilibrer ces deux aspects pour garantir une étanchéité durable sans bloquer la respiration naturelle du bâti.
Erreurs fréquentes à éviter
Même avec de bonnes intentions, certaines erreurs peuvent compromettre le résultat :
Poser un joint sur une surface sale
Choisir un joint inadapté au support
Appliquer trop ou pas assez de silicone
Négliger le seuil et les angles
Attendre trop longtemps avant de remplacer un joint usé
Éviter ces pièges permet d’obtenir un résultat digne d’un professionnel.
Quand faire appel à un menuisier professionnel ?
Si certaines interventions peuvent être réalisées soi-même, il est préférable de faire appel à un menuisier qualifié dans les cas suivants :
Fenêtres très anciennes ou endommagées
Problèmes d’infiltrations persistants
Rénovation énergétique globale du logement
Recherche d’une finition impeccable et durable
Le regard d’un professionnel permet souvent de détecter des défauts invisibles et d’assurer une performance optimale sur le long terme.
Conclusion : un petit geste pour de grands bénéfices
Le calfeutrage parfait n’est pas un luxe, mais une nécessité pour toute habitation soucieuse de confort et d’économies d’énergie. En supprimant les entrées d’air parasites, vous transformez vos fenêtres en véritables alliées thermiques.
Avec les bons matériaux, une méthode rigoureuse et, si besoin, l’expertise d’un menuisier, le calfeutrage devient un investissement intelligent, durable et rentable. Un détail en apparence, mais un impact majeur sur votre qualité de vie au quotidien.
Des fenêtres bien calfeutrées, c’est moins de courants d’air, plus de confort… et des factures qui respirent enfin.
Restez informé !
Recevez nos derniers articles dans votre boîte mail